lundi 15 mars 2021

Pour un centre de santé de santé à Portes-lès-Valence

Les élus de Portes Citoyenne lancent une large consultation dans la population portoise pour encourager la création d’un Centre de santé sur la commune. 

Quelle en est la raison ?

Nous avons été alertés à maintes reprises par de nombreux Portois confrontés à la difficulté pour trouver un médecin généraliste, voire à être dans l’impossibilité d’en trouver un. Cette situation a été amplifiée par la crise sanitaire qui a mis en évidence les carences de l’offre de soins sur Portes-Lès-Valence. La pénurie des médecins généralistes, l’augmentation des maladies chroniques liées notamment au vieillissement, sont une des données qui de notre point de vue, doit conduire les décideurs à agir. Des réponses doivent être apportées pour faire face à une situation qui se détériore dans la prise en charge des patients. 

Le premier besoin à satisfaire est donc celui de l’offre de soins primaires.

Voilà pourquoi nous proposons la création d’un Centre de santé. Cette structure de soins ambulatoires, est considérée par beaucoup comme une forme pertinente pour l’exercice d’une médecine susceptible de relever un triple défi : répondre aux besoins de la population, satisfaire les aspirations des professionnels de santé et permettre la mise en œuvre de politiques territoriales de santé.

En France, la Caisse nationale d’assurance maladie comptabilise 1900 Centres de santé qui fonctionnent avec des médecins salariés. Leur taille est fonction de l’offre libérale. Tout le monde en convient, cette offre est structurellement à la baisse sur les territoires. 

Le modèle des centres de santé est donc de plus en plus reconnu comme réponse adéquate à l’organisation ambulatoire moderne. 

Pourquoi ?

En même temps que les besoins médicaux s’accroissent, le monde médical change. Le monde médical vieillit. 47 % des praticiens ont plus de 60 ans. La zone d’étude Portes-lès-Valence (carto santé- territoire de vie-santé) n’échappe pas à ce constat. Alors que les besoins de prise en charge des patients atteints de maladies chroniques augmentent, les jeunes professionnels de santé ne souhaitent ne plus être contraints à une activité de 60 h ou plus de travail par semaine. C’est pourquoi, un centre de santé qui fonctionne avec des médecins salariés est devenu une réponse attractive pour traiter cette réalité.

Le centre de santé permet la pratique du tiers payant pour la patientèle et ne se limite pas seulement à la part obligatoire des remboursements de la Sécurité Sociale, mais inclut également la part complémentaire face au partenariat avec les groupes de prévoyance et des mutuelles. Cette pratique contribue au financement du centre auxquelles s’ajoutent d’autres dispositifs de financements publics.

Portes Citoyenne n’avancera bien évidemment pas seule pour faire partager ce projet.

En ce sens, la consultation que nous lançons auprès  des Portois est essentielle, tout comme sera fondamentale l’implication des professionnels de santé dans l’approche de la problématique qui touche à l’accès aux soins dans la commune, ou encore la complémentarité à finaliser avec les structures hospitalières .

Ainsi, la consultation que nous lançons à travers une petite carte cartonnée sera un atout précieux pour promouvoir une démarche collective et citoyenne. Nous voulons y associer toutes les bonnes volontés.




Bien évidemment, la réalisation d’un centre de santé est le fruit d’une volonté politique qui mettra autour de la table l’ensemble des acteurs locaux du territoire. A ce propos, nous notons que les centres de santé en cours de réalisation en France concernent des collectivités de sensibilités  politiques très différentes. Normal, nous sommes tous confrontés à un problème de santé majeure !

Dans cette démarche, l’aide de tous est donc indispensable. Il faut être aidés et conseillés. C’est pourquoi, nous avons rencontré le Docteur Richard Lopez, Président de la Fabrique des centres de santé. Cette association est destinée à aider les porteurs de projets qui envisagent la création de centres de santé. Son rôle s’inscrit dans l’aide à la décision politique, pour accompagner sur le diagnostic et le montage financier du projet. Il n’est pas inutile de rappeler que la Fabrique de centres de santé n’accompagne pas de structures à but commercial, ce qui est pour nous un gage d’équité fondamental dans l’offre sanitaire et l’accès aux soins pour tous les assurés sociaux. La Fabrique des centres de santé, impliquée dans la réalisation de plus de 20 projets sur le plan national ces derniers mois, nous a répondus qu’elle était pleinement disponible.

Ainsi, Portes Citoyenne mettra toute son énergie pour encourager les Portois à s’inscrire dans la consultation qui sera mise à leur disposition dans de nombreux points de rencontres de la commune. 

Le droit à la santé et l’accès aux soins sont une décision attendue pour tous les habitants de la commune, quel que soit leur âge.

                                                                                

mardi 9 mars 2021

Le 8 mars ne se fête pas !


 

Hier, nous étions le 8 mars.

Le 8 mars n’est pas la « journée de la femme » et ne se fête pas !

C’est bien la journée de lutte pour les droits des femmes et faute est de constater que le chemin est encore long pour plus d’égalité !

Les luttes féministes ont permis de conquérir des droits et de progresser vers l’égalité entre les femmes et les hommes. Mais cette égalité est bien loin d’être effective. La crise sanitaire a mis en lumière le chemin restant à parcourir pour les femmes, partout dans le monde.

Les femmes sont les premières de corvée dans beaucoup de secteurs :  87 % d’entre elles sont soignantes et infirmières, 91 % aides-soignantes, 97 % aides ménagères et aides à domicile, 73 % agentes d’entretien, 76 % caissières et vendeuses. 

La crise a montré la dureté de leur travail, la division sexuée du travail et mis en évidence un paradoxe prégnant : toujours en première ligne sur le front des inégalités au travail et dans la vie, les femmes ont un rôle crucial dans la gestion de cette crise malgré la réduction drastique des politiques publiques, et pourtant leur travail n’est pas reconnu à sa juste valeur !

Alors qu’elles représentent plus de la moitié de l’humanité et quelles sont plus formées dans le cadre scolaire, l’écart salarial reste à ce jour de 26 % entre les hommes et les femmes. 


Au rythme actuel de rattrapage, il faudra mille ans pour obtenir l’égalité salariale !

Les femmes sont aussi les premières victimes des violences sexistes et patriarcales, dans la rue, au travail etc… et même au sein de l’Assemblée nationale où certains députés ont été sanctionnés après des railleries et propos humiliants à l’encontre de leurs collègues féminines... 

Elles sont encore les premières à subir les violences conjugales (146 d’entre elles sont mortes en 2019 sous les coups de leurs conjoints ou ex conjoints et 88 encore en 2020). Inacceptable !

Alors que la lutte contre les violences conjugales a été décrite comme étant la “grande cause du quinquennat” par le Président Emmanuel Macron, les associations féministes se désolent de ne pas voir les choses avancer aussi vite qu’elles le devraient, au détriment de vies humaines. Même si début 2020, des mesures ont été mises en place, elles sont bien insuffisantes au regard de ce que vivent les femmes au quotidien.

Heureusement, le refus des violences sexistes et patriarcales faites aux femmes et les aspirations à l’égalité montent dans la société, notamment à travers les campagnes sur les réseaux sociaux, mais aussi dans les manifestations féministes. Aujourd’hui les masques tombent et le combat pour l’égalité partout donne de la voix.

C’est pourquoi, le 8 mars est une journée internationale de convergence de toutes nos luttes, celles des femmes d’ici et d’ailleurs.


Le 8 mars, les femmes étaient dans la rue :

- Pour réclamer des logements décents et accessibles à toutes et tous, des services publics accessibles à toutes sur l’ensemble du territoire.

- Pour réclamer un milliard pour lutter contre les violences sexistes et sexuelles, pour obtenir une ratification ambitieuse de la convention de l’Organisation Internationale du Travail contre les violences et le harcèlement dans le monde du travail.

- Pour dénoncer les discriminations, de genre, de classe, de race, et lesbo,-bi- transphobes cumulées par certaines

- Pour lutter contre la violence sexuelle, raciste et institutionnelle faite aux femmes migrantes, contre leur exploitation, pour réclamer la liberté de mouvement à travers les frontières et un permis de séjour illimité et sans conditions !

- Pour que l’accès à l’avortement soit possible partout et même pendant le confinement, pour que le délai légal soit étendu au-delà de 12 semaines.

   

Ce 8 mars, comme les femmes de par le monde, nous étions dans la rue à manifester et revendiquer. 

Car, sans les femmes, le monde s’arrête ! 

La place et le travail des femmes dans notre société est centrale pour ouvrir les chemins d’une nouvelle société humaine, émancipée.

Il y a urgence !


Marie-Jo BAYOUD-TORRES

jeudi 25 février 2021

Une fâcheuse décision

Lors du dernier Conseil Municipal, Madame le Maire a décidé de nommer la voie qui relie la rue Lucie Aubrac à la rue Pierre Brossolette desservant le Quartier Peyrollet, du nom de Valéry Giscard d’Estaing, ancien président de la République. 

Nous nous sommes abstenus sur cette décision.

Ce n’est en aucun cas l’esprit partisan qui a motivé notre réflexion, mais l’attachement que nous portons au devoir de mémoire. C’est pourquoi, nous avons proposé que cette voie porte le nom de Simone Veil, aux côtés de Lucie Aubrac, résistante française à l’occupation allemande et au régime de Vichy pendant la seconde guerre mondiale et de Pierre Brossolette, Compagnon de la Libération, résistant arrêté et torturé par la Gestapo. 

Notre proposition a été rejetée.

Mettre à l’honneur Simone Veil dans ce quartier eut valeur de symbole. Simone Veil, déportée à Auschwitz, ministre de la Santé en 1974, à l’origine de la loi dépénalisant le recours à l’IVG et qui apparaît comme icône de la bataille contre la discrimination des femmes. 

Notre proposition aurait permis de réunir 3 figures de la Résistance sur un quartier de notre commune.

Il n’est pas inutile de rappeler tout de même, que Valéry Giscard d’Estaing fit de Maurice Papon, son ministre du budget en 1978. Ce dernier, fut responsable de la déportation de près 1600 Juifs vers Auschwitz avant d’être enfin condamné à dix ans de réclusion en 1998 pour complicité de crimes contre l’humanité.

Alors, oui, la rue Simone Veil avait toute sa place entre la rue Lucie Aubrac et la rue Pierre Brossolette plutôt que dans un autre lieu. 

Pour nous, le devoir de mémoire ne doit souffrir d’aucune négligence.


Pierre Trapier, Agnès Pagès, Alain Sivan, Marie-Jo Bayoud-Torres, Ali Chaabi, conseillers municipaux d’opposition, pour le groupe « Portes Citoyenne »

vendredi 12 février 2021

Après la démolition des Descartes

Les machines ont commencé la destruction de l’immeuble. Des centaines et des centaines de familles ont vécu dans ces logements. Ce qui était une avancée, un progrès pour de nombreux locataires avec une salle de bain, du chauffage collectif, un balcon, est aujourd’hui devenu un lieu où l’on ne désire plus habiter, alors que l’on est attachés à son quartier.

Qu’est-ce qui a changé ?

- Le bâti ? D’autres immeubles de la même époque ont été réhabilités.

- L’emplacement ? L’immeuble est assez bien situé par rapport au centre ville.

- La conception ? Tous les locataires qui y ont vécu n’ont jamais évoqué ce problème.

- Le loyer ? Il est difficile de trouver un loyer moins cher en HLM sur la commune à part aux cités ouest ou aux Logecos.

Alors pourquoi ?

Le thème invoqué est la délinquance, l’insécurité. Est-ce que celles-ci ont diminué depuis que l’on a vidé l’immeuble ?

N’a-t-on pas déplacé le problème au lieu de le résoudre. Le mal-vivre dans nos immeubles, la pauvreté, le manque de moyens mis sur ces quartiers, d’activités de loisirs, d’éducateurs ont engendré des incivilités, des replis sur soi et de la colère parfois.

Démolir cet immeuble qui permettait à des familles modestes de pouvoir payer leur loyer malgré les difficultés financières n’est-ce pas vouloir « se débarrasser » des locataires aux bas revenus ?

L’abandon de la mairie et la solution de raser l’immeuble démontrent son incapacité à résoudre ces problèmes.

Pourtant des solutions existent, si l’on veut bien y mettre les moyens. Réduire les inégalités en appliquant le quotient familial, remettre des animateurs, des éducateurs, aider les familles dans leurs démarches et combattre l’isolement.

Mais ce n’est pas propre aux Descartes, tous les quartiers qui ont du logement social sont concernés.

Quel sera le prochain ? Sinon, la mairie n’en a pas fini de raser des immeubles.

Article à retrouver dans le journal Portes Citoyenne de février 2021 (ouvre une nouvelle fenêtre)

lundi 8 février 2021

Journal Portes Citoyenne - Février 2021

 Compte tenu de la situation sanitaire et des difficultés de distribution, nous vous proposons de retrouver le journal Portes Citoyenne en version numérique.

Lecture en ligne (ouvre une nouvelle fenêtre)







vendredi 5 février 2021

Politique sociale de la ville : de la poudre de perlimpinpin pour faire illusion !

Avec la pandémie, les demandes d’aide ont explosé et toutes les associations caritatives sont mises à rude épreuve. 

En effet, la situation se détériore pour les travailleurs précaires, les personnes en fin de droit, les jeunes, les personnes âgées etc...

Portes-lès-Valence n’échappe pas à ce triste constat. 

Alors, la majorité municipale peut-elle continuer encore longtemps à se voiler la face et ne pas répondre aux besoins essentiels ? 

Avec quelles conséquences pour la commune ? 

Des liens sociaux fragilisés et la cohésion sociale mise au pilori au profit du tout sécuritaire.

Force est de constater que la politique sociale municipale n’est pas à la hauteur et n’a pas pris en compte tous ces paramètres. 

En effet, malgré les nombreuses déclarations mettant en avant une remarquable solidarité et des actions ambitieuses envers les plus démunis, on est bien loin de la vérité :

¨ Aides financières sur l’année 2020 : à peine 1 300 € pour une population de 10 758 habitant-es !

¨ 27 colis de fin d’année (avec un plafond de ressources de 950 € pour une personne seule, soit bien en-dessous du seuil de pauvreté* ce qui exclut de fait un grand nombre de familles),

¨ Seulement 115 foyers bénéficiant de l’épicerie sociale (en baisse constante depuis des années),

¨ Un suivi et un accompagnement insuffisants au regard des difficultés croissantes et des partenariats à minima avec les acteurs de terrain.



Ce sont les faits et la majorité municipale se justifie en faisant simplement le constat que moins de personnes viennent au CCAS demander de l’aide. 

Ne serait-il pas judicieux de se demander pourquoi ? De revoir sa copie tant sur le suivi, l’accompagnement et les aides allouées ?

Pour mémoire en 2013 sous le mandat de Pierre Trapier, 64 724 € d’aides étaient accordées (en plus de l’accès à l’épicerie sociale) et prenaient en compte tant les frais de santé, de cantine, de transport, d’énergie auxquels les familles ne pouvaient faire face. Il ne s’agissait pas « d’assistés, de profiteurs ou de paresseux », clichés favoris de l’actuelle majorité, mais des familles dans le besoin qui ont, grâce à un coup de pouce, pu sortir un peu la tête de l’eau.

La solidarité se prouve en actes, pas avec de belles paroles.

C’est une question de volonté et de choix politique. 

Est-ce qu’octroyer environ 60 € par mois d’indemnités à des conseillers municipaux de la majorité sans délégation était une priorité ? Soit 8 640 € au total/an pour 12 d’entre eux, presque 7 fois plus que les aides financières accordées aux plus démunis de la commune en 2020 ! Où est le bénévolat ?

Aujourd’hui, est-ce humain de laisser des gens survivre avec moins de 3 € de reste à vivre par jour et par personne (ce qui est le quotidien de la majorité des familles qui fréquentent actuellement l’épicerie sociale) ? NON !

 

Vivre dignement est un droit pour chaque être humain et c’est un devoir d’y répondre !

 

Seuil de pauvreté 2020 : 1 063 € par personne - Seuil subjectif de pauvreté : 1 228 € par mois, par personne (selon le Baromètre de la Pauvreté Ipsos 2020 pour le Secours Populaire, les Français considèrent qu'une personne seule est pauvre si son revenu est inférieur à 1 228 euros net en sachant que le Smic mensuel net en 2020 est de 1 219 €) 

lundi 18 janvier 2021

« Nous sommes en guerre », place au couvre-feu !


Avec ses airs d’instituteur sévère de la Troisième République, Jean Castex est venu jouer les 
Pères Fouettard et a mis l’ensemble du territoire sous couvre-feu à 18h.

La Drôme a eu le privilège d’y avoir droit quelques jours avant, sous l’impulsion du préfet Hugues Moutouh. Un des motifs invoqués ? « La pression sur les hôpitaux, de plus en plus forte ». Il serait ironique de rappeler que ce préfet est un proche de Nicolas Sarkozy dont la politique a justement contribué à réduire les moyens des hôpitaux.

Bien évidemment, nous n’allons pas nier la réalité de l’épidémie ni l’impact vécu au quotidien par le personnel soignant, personnel qui a été méprisé par les gouvernements successifs…

Mais nos décideurs se sont-ils réellement interrogés sur les conséquences d’une telle mesure ?


L’apéro de Guérini

Avec le mépris habituel de la Macronie, le délégué général de LREM, Stanislas Guérini, a expliqué que ce couvre-feu visait à « contrer l'effet apéro » et à s’attaquer au « virus social». Il faut dire que la majorité présidentielle s’y connaît en virus social… 

Ce monsieur est, comme beaucoup de gens de sa formation politique, totalement déconnecté des réalités mais il convient de lui rappeler que la vie quotidienne de millions de personnes ne se résume pas à un apéro après 18h.


L’impact sur les commerces

La plaquette de beurre oubliée, le pain à prendre, les courses pour gérer un imprévu, un rendez-vous chez le coiffeur… Beaucoup de personnes profitent de la sortie de leur travail pour aller dans un commerce de proximité au lieu d’aller s’entasser dans un centre commercial les samedis.

Ce couvre-feu va avoir un impact direct sur ces commerces. Déjà que notre centre-ville souffre d’un manque de fréquentation, ce couvre-feu va être dévastateur pour le commerce de proximité !

Le personnel sera aussi directement impacté par ces heures en moins : Chômage partiel ?

Baisse de salaire ? Prise sur les congés ? Pour l’instant, les annonces se suivent, se contredisent et n’offrent aucune visibilité à long terme pour les commerçants et leurs salariés.


Une organisation chamboulée

Nos décideurs politiques « écrasés par un plafond de dorures » si l’on en croit Bruno Le Maire (pauvre travailleur précaire se plaignant de sa situation), ne connaissent pas les réalités de la vie de leurs compatriotes : la sortie du boulot, les enfants à récupérer puis les devoirs, le repas, la douche, le coucher, le quotidien à régler…

Tout est chamboulé avec ce couvre-feu, obligeant à les uns à différer une course, les autres à reporter un déplacement… et un véritable casse-tête pour les familles séparées, les parents isolés.


Les dommages psychologiques et sanitaires

Le gouvernement se vante d’être entièrement mobilisé à la gestion de la crise actuelle. Sans même juger des résultats de cette gestion, doit-il pour autant oublier l’aspect sanitaire et moral ?

En retirant une fois encore des libertés, le gouvernement joue à un jeu dangereux pour la santé et le moral de la population.

Avec ce couvre-feu, combien de personnes doivent renoncer à une simple activité physique ? Combien d’enfants ont été privés de leurs loisirs, indispensables pour leur bien-être ? Combien de professionnels vivent désormais dans l’angoisse à cause d’une énième mesure ayant un impact direct sur leur activité ? Combien de personnes se retrouvent finalement totalement isolées, perdant contact avec leurs proches, leurs amis, leurs voisins ?


Alors oui, comme le dit Emmanuel Macron « nous sommes en guerre ».

Il faut lui rappeler d’arrêter de vouloir sacrifier les civils et, que, dans une guerre, on donne avant tout des moyens à ceux qui luttent au quotidien.