mercredi 8 juillet 2020


L’offre de soins sur la commune n’est pas une urgence
 pour G.Girard !

Portes Citoyenne a ouvert le débat sur la désertification médicale qui s’accentue avec le départ d’un nouveau médecin sur PLV et ce après la cession du bâtiment de l’ancien Centre Médico Social Eugénie Cotton au SYTRAD. La question orale que nous avons présentée au Conseil municipal du 6/07 a fait plouf !
« Dans le Portes-Infos d’avril 2020, il est écrit que les services administratifs du SYTRAD (Syndicat de Traitement des Déchets Drôme-Ardèche) déménagent en juin dans les locaux de l’ancien centre médico-social Eugénie Cotton. Surprenante annonce.
Ce bâtiment d’une superficie importante, au cœur du centre-ville, propriété de la commune, initialement dédié aux activités médico-sociales et associatives, aurait dû avoir une autre destination pour répondre aux besoins exprimés par la population portoise.
En effet, l’offre de soins sur la commune impactée par la désertification médicale qui s’accentue reste une problématique non traitée et qui pourtant revêt un caractère d’urgence. L’installation d’un Centre de santé de proximité dans ces locaux eut été une réponse pertinente aux inquiétudes justifiées de nombreux Portois à la recherche d’un médecin traitant. Or, vous avez fait le choix, sans anticipation, sans concertation aucune, d’affréter ce bâtiment aux services administratifs du SYTRAD.
Pouvez-vous nous expliquer les arguments qui ont présidé à cette décision qui se situe aux antipodes d’une réponse sociale et sanitaire à l’offre de soins que nous considérons être un sujet majeur dans notre commune ? »
Réponse de G.Girard, Vice-Présidente du SYTRAD : « Le SYTRAD a besoin de locaux ! ». Les ordures ménagères avant la santé, quel gâchis !

Pierre Trapier, Agnès Pagès, Alain Sivan, Marie-Jo Bayoud-Torrès, Ali Chaabi, conseillers municipaux d’opposition, membres du groupe des élus « Portes Citoyenne »



samedi 4 juillet 2020


Il y a urgence à redevenir des citoyens !


Citoyen :  c’est une personne qui habite dans un Etat et possède donc des droits garantis par l’Etat et des devoirs envers l’Etat et les autres citoyens ; civilité, civisme et solidarité. Mais pas que… pas seulement un statut juridique ; être citoyen c’est ne pas sous-estimer le pouvoir que l’on a de changer les choses !
Les appels aux citoyennes et aux citoyens de biens pensants, de collectifs, de partis et de parti-pris se multiplient, se banalisent, se diluent puis se perdent dans une actualité toujours plus confuse, anxiogène et manipulée. La dure réalité du quotidien imposée par les puissances de l’argent et le pouvoir en place bâillonne et asservit les salariés, les travailleurs et les plus modestes.
Le chômage, la pénurie de logements, l’inégalité devant l’impôt, le décrochage scolaire, les difficultés de l’école pour faire parler, faire penser, faire dialoguer les enfants et les ados, le climat social délétère, la grande pauvreté, la gangrène de la corruption de certains « politiques » et premiers de cordée, la cupidité et la mythomanie des « puissants », le racisme … sont autant de facteurs qui alimentent un renoncement pour beaucoup de nos concitoyens à leurs droits et à leurs devoirs corroboré par les fortes abstentions constatées aux élections et tout récemment la pitoyable participation aux municipales. Le Covid ne doit pas servir de prétexte. Le malaise est bien plus profond. Nos concitoyens ont la conviction que leur vote pour influencer positivement leur quotidien et leur avenir est inutile et ne sera pas entendu. Notre république est en panne démocratique !
La révolution française a proclamé que les hommes – et pas seulement les citoyens - naissent et demeurent libres et égaux en droits. La citoyenneté ne se résume pas à des droits civiques et politiques encore moins à un statut. Le citoyen a le devoir moral de voter pour préserver cette liberté fondamentale. Il est aussi celui qui a le droit de participer de son plein gré à la vie de la cité (association, bénévolat, partis politiques…) ; il peut également être acteur au sein de son entreprise.
L’arrivée de Macron à la présidence est la démonstration magistrale que le pouvoir politique est intrinsèquement lié au pouvoir de l’argent.
Toujours plus de profits pour les multinationales… qui paient toujours moins d’impôts.
Leur but : casser nos services publics et notre modèle social.
Le "modèle social français" issu d'un texte, présenté par le Conseil national de la Résistance (CNR) est attaqué de toutes parts.  Il était porteur d'"une éthique dans la vie sociale, d'une primauté accordée à l'intérêt général, d'un renforcement des droits de l'homme" – Serge Ravanel – Résistant.
Seul un sursaut « citoyen et républicain » peut sauver l’essentiel de nos acquis et préserver nos libertés.
Redevenons des citoyens responsables, unis, solidaires ; mobilisons - nous, soutenons les soignants et l’hôpital public en crise, investissons -  nous chacune et chacun selon nos possibilités pour reprendre en mains notre présent, notre avenir et celui des générations futures. Le nombre sera notre force.
Rejoignez – nous.
                                                   Portes Citoyenne en lutte

"Préoccupés du seul soin de faire fortune, les hommes n’aperçoivent plus le lien étroit qui unit la fortune particulière de chacun d’eux à la prospérité de tous", Tocqueville




samedi 13 juin 2020


Des élus combattifs, jamais asservis !

Le résultat des élections du 15 mars dernier aurait justifié de la part de la droite municipale un peu de modestie et de respect. Ben non ! La liste de droite élue avec moins de 27 % des inscrits se permet dans la tribune de Portes infos de pérorer et de fustiger les représentants de la gauche, pourtant dignes héritiers des artisans et des bâtisseurs de la plupart des réalisations portoises.
Dotée d’un « égo surdimensionné », G.Girard voudrait nous donner des leçons de civisme ! Lors du CM du 25 mai au moment de l’élection du maire et des adjoints, nous avons expliqué les raisons pour lesquelles nous ne prendrions pas part au vote, dénonçant  l’insincérité d’un scrutin qui a confiné à la maison près de 52 % de l’électorat.
Les élus de Portes citoyenne, investis dans la vie locale, n’exerceront pas leur mandat « le doigt sur la couture du pantalon » et n’ont pas à subir d’invectives, d’autant plus qu’aucun d’entre eux n’a été invité à l’occasion des dernières commémorations officielles. Quel sectarisme !
Comme l’a déclaré Pierre Trapier : « Nous nous opposerons, parce que nous sommes de gauche, à toutes les dérives libérales, antisociales, qu’ici, vous élus de droite, n’avaient jamais combattues ni dénoncées, que ce soit dans la vie locale ou nationale ».
Dans l’après-confinement, n’oublions pas qu’aux coups de canif déjà subis risque de s’ajouter le prétexte du Covid pour justifier encore plus de privations, de précarité et de pauvreté.
Vous pouvez compter sur les élus de Portes citoyenne. L’urgence sera de résister en appelant les salariés et les forces vives de la commune à se mobiliser et à se rassembler pour une vie meilleure, plus juste, plus fraternelle.

Pierre Trapier, Agnès Pagès, Alain Sivan, Marie-Jo Bayoud-Torrès, Ali Chaabi, conseillers municipaux  d’opposition, membres du groupe des élus « Portes Citoyenne »


lundi 8 juin 2020


  La crise sanitaire du Covid19 a percuté la planète… 

Quid du « jour d’après » ?

Cette crise sanitaire est inédite, et nous avons dû nous organiser, afin de continuer à vivre, à travailler, à se protéger.
Malgré tout cela, plus de 29 000 morts…. Les personnes âgées ont malheureusement été très nombreuses dans les Ehpad à nous quitter. Beaucoup sont mortes du Covid19 en particulier à cause du manque de moyens dans ces établissements. Elles ont beaucoup souffert de la solitude qui leur a été imposée inhumainement par notre gouvernement, et certaines sont parties mortes de chagrin.
Nous sommes maintenant en période de déconfinement, depuis le 11 mai. Le « jour d’après » commence. Et, le gouvernement avec le Medef veut nous faire revenir à un monde ancien dans le domaine du droit du travail, prétextant la lutte contre la pandémie du Covid19. Ils organisent de nouveaux reculs sociaux avec la loi d’urgence sanitaire sans se soucier de la santé, ni des besoins des travailleurs. Ces mesures piétinent le code du travail, la fonction publique et notre sécurité sociale.
La loi sanitaire a porté la durée du travail maximale hebdomadaire à 60 heures, une durée quotidienne pouvant aller jusqu’à 12 heures, avec un repos quotidien réduit à 9 heures. C’est inacceptable, quand on sait les conditions difficiles de certains métiers. Le premier secteur impacté par cette loi est la santé, puis le commerce et ensuite les autres.
Ce sont des métiers de première ligne mal reconnus, tant financièrement, que pour les conditions de travail où les moyens sont restreints. Ils ont déjà payé un lourd tribut lors de cette crise et vont être encore pénalisés. On les applaudit aux balcons et fenêtres et après ? Le gouvernement leur promet une prime, une prime de quoi ? De reconnaissance, d’exposition pour mourir au travail ? Une prime défiscalisée aux conséquences extrêmement dangereuses, car sans cotisations, nous affaiblissons notre système social et réduisons les finances de la Sécurité Sociale. Arrêtons cette casse de nos acquis sociaux !
Et que dire des millions de salariés qui ont été placés en activité partielle entraînant une baisse de leurs revenus de 16 % alors que la plupart des entreprises ne versent pas de complément de salaire et ont un coût à zéro euro pour cette période ?  Là encore, la régression est pour le salariat. De plus, le Medef répondant aux appétits des nombreux groupes nationaux ou internationaux demande aux salariés d’échanger des jours de congés contre de l’activité partielle. Un chantage au licenciement s’installe dans de nombreuses entreprises pour faire signer des accords de branches afin de modifier le nombre de jours de repos, de RTT, de congés payés. Notre gouvernement a choisi la santé économique plutôt la santé publique. Mais rien n’est demandé aux actionnaires, pas touche au grisbi et à leurs dividendes ! Dans de nombreuses collectivités gérées par la droite, comme ici dans notre commune, même scénario : on s’attaque aux congés des agents qui ont été contraints de rester confinés et on accorde des primes à d’autres alors qu’ils ont simplement assuré la continuité du service public. Diviser pour mieux régner, encore plus d’inégalités et de disparités. In fine, ce sont toujours les mêmes qui font les frais d’une gestion calamiteuse voulue par un gouvernement au service de la Finance. Un « après » qui annonce les mêmes recettes sans changer de cap et qui va plonger des milliers d’entre nous dans une précarité accrue. Allons-nous laisser faire ?
Qui est responsable de cette catastrophe sanitaire ? Est-ce les salariés ou les gouvernements successifs qui, depuis plusieurs décennies, ont mis à mal l’ensemble de nos services publics avec des restrictions budgétaires ?
Les citoyens, pour pallier à cette pénurie ont fait preuve de solidarité, ont pris diverses initiatives pour tenter de gérer les manques de masques, blouses, personnel, en sacrifiant leur santé et leur vie de famille. Ils ne veulent pas de médailles mais une vie meilleure !
Malgré ce climat anxiogène, n’acceptons pas les nouveaux reculs qui se profilent. Plus que jamais, relevons la tête, ne courbons pas l’échine, refusons de vivre à genoux. Soyons fiers de ce que nous apportons tous les jours avec notre travail. Continuons à nous battre pour une juste répartition des richesses. Après les applaudissements, soyons maintenant nombreuses et nombreux pour demander les moyens indispensables pour travailler et vivre dans de bonnes conditions et dignement.


Agnès PAGES
                                         Conseillère municipale du groupe « Portes Citoyenne »


lundi 25 mai 2020


                INTERVENTION DE PIERRE TRAPIER AU NOM DES ELUS PORTES CITOYENNE
                      INSTALLATION DU CONSEIL MUNICIPAL SÉANCE DU 25 MAI 2020
Cette élection municipale ne s’est pas déroulée dans des conditions normales.  Pour la première fois dans notre commune, pour une élection municipale, le taux d’abstention a dépassé les 50 %. C’est du jamais vu ! Plus d’un électeur sur deux n’est pas allé voter.
La démocratie doit être juste, intelligente et citoyenne, permettant d’avoir un résultat sincère et représentatif. Or, l’histoire retiendra, Madame Girard, que vous serez élue avec moins de 27 % des électeurs inscrits…
Nous ne doutons pas bien évidemment de votre réélection, ce soir, dans cette assemblée qui se déroule pourtant dans un climat particulièrement anxiogène. Mais nous ne participerons pas au vote qui vous confirmera dans quelques instants dans votre fonction, ni à celui concernant votre exécutif.
Notre refus de vote s’inscrit dans le constat que nous faisons du premier tour. Celui-ci a été un véritable « fiasco » et une mascarade sans nom qui porte un nouveau coup à une démocratie déjà bien malmenée. Le gouvernement d’Emmanuel Macron et d’Edouard Philippe a joué avec la vie des gens en demandant à la population d’aller voter alors que des mesures de confinement avaient été annoncées par le Premier ministre et que des informations alarmantes étaient déjà connues sur la propagation du Covid 19. En regardant les courbes d’évolution de l’épidémie, on avait un accroissement de 20 % par jour du nombre de personnes infectées dès le 10 Mars.
Ce maintien du scrutin le 15 Mars est donc une faute à la fois sur le plan politique et sur le plan humain. Je comprends les Portoises et les Portois qui ne sont pas allés voter, beaucoup ont eu peur d’être contaminés.
La position des élus de Portes Citoyenne ne remet pas en cause la régularité du scrutin mais sa sincérité. Nous ne sommes pas de mauvais perdants. Par notre refus de vote nous voulons poser, au vu des éléments que je viens d’énoncer, la pertinence d’une QPC (Question Prioritaire Constitutionnelle), qui à la suite d’une saisine du Conseil Constitutionnel par le Conseil d’Etat, pourrait décider d’annuler la Loi qui a permis le maintien du 1 er tour. Nous n’en sommes évidemment pas là, mais la question a tout de même le mérite d’être posée. Le champ des possibles reste donc ouvert….
Les élus de Portes Citoyenne participeront aux commissions municipales.
Vous le savez, nous n’avons pas l’habitude de mettre de côté nos convictions qui sont des engagements de gauche au service du bien commun et de nos concitoyens. Les renoncements et les opportunismes sont dans l’air du temps… Nous ne sommes pas de ce monde-là. Vous n’en serez pas étonnés. Nous serons une opposition constructive qui s’exprimera et prendra part aux débats que nous souhaitons pleinement démocratique et respectueux. Nous défendrons nos valeurs en toutes circonstances, celles de la justice sociale, de la solidarité, de la lutte contre toutes les formes de discriminations et stigmatisations qui divisent les Portoises et les Portois et dont certains y cultivent leur « fonds de commerce » à des fins nauséabondes.
 Et ce, dans une situation pleine d’incertitudes, où la crise économique qui s’annonce touche d’abord les plus faibles, les plus modestes.
Dans cette situation du « jour d’après », nous nous opposerons  parce que nous sommes de gauche, à tout ce qui porte atteinte aux services publics, que ce soit dans la vie locale ou nationale, à toutes les dérives libérales qu’ici, vous élus de droite n’avaient jamais combattues, ni dénoncées et dont vous êtes de concrets représentants.
Les Portoises et les Portois peuvent compter sur nous. Nous donnerons le meilleur de nous-mêmes. Nous serons les points d’appui des plus modestes, pour lutter contre les politiques d’austérité, dans les assemblées délibérantes comme dans les quartiers et les entreprises.
Bientôt viendra le temps où la vie reprendra son cours, où face aux mauvais coups qui se préparent, l’urgence sera de résister en appelant les salariés et les forces vives du territoire à se mobiliser et se rassembler pour une vie meilleure, plus juste, plus fraternelle.

mercredi 13 mai 2020


Après le déconfinement, les citoyens exigeront des comptes !

Il faudra bien que les masques tombent. Que la vérité soit faite sur la gestion calamiteuse de cette crise sanitaire. Des comptes de la part de Macron et de ses alliés de droite pour avoir organisé les élections municipales en pleine pandémie, ce qui a entraîné une abstention record…Des comptes pour avoir dit aux citoyens que les masques n’étaient pas utiles afin de cacher la pénurie tout comme pour le manque de tests de dépistage disponibles. Des comptes pour avoir si longtemps méprisé les soignants quand ils se mobilisaient pour obtenir des moyens. Des comptes aussi, sur une rentrée des classes précipitée, où la santé des élèves et des enseignants sera passée après l’obstination d’un président qui rêvait, avant tout chose de remettre au travail les parents d’élèves.
Des ouvertures de classes, entourées d’un flou oscillant entre consignes strictes et bricolage contraint avec les moyens du bord. Là encore, une manière de se dédouaner en laissant les parents, dont beaucoup sont en situation de pression économique et sociale, prendre la responsabilité de mettre leur enfant à l’école ou pas … Une stratégie de la défausse décidément insupportable.
Portes Citoyenne soutiendra toute initiative visant à faire la lumière sur ce scandale d’État qui met en danger la santé des citoyens et sur lequel G.Girard reste silencieuse en s’adaptant à une politique ultralibérale, responsable et coupable de la casse des services publics.

Pierre Trapier, Agnès Pagès, Alain Sivan, Marie-Jo Bayoud-Torres, Ali Chaabi, conseillers municipaux d’opposition, pour le groupe « Portes Citoyenne »